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Bienvenue,
Préambule : Ce site est destiné à fournir une information dans le cadre d'une réflexion non officielle sur la variation de cours des actions. La variation ISR (Information Socialement Responsable) ne saurait en aucun cas se substituer à la variation officielle fournie par Euronext NYSE.
Depuis 1996, j’attire l’attention sur l’importance des volumes échangés dans l’analyse des cours boursiers.
Est-ce parce que quelques Français ont gagné ou perdu au Loto que l’on dit au reste de la France qu’elle est plus riche ou plus pauvre ?
En bourse, c’est le cas.
Il suffit de quelques titres échangés à la hausse pour faire croire aux Français que tout va bien…. Ou, que tout va mal si les quelques titres échangés le sont à la baisse.
De ces fausses informations, nous créons nous-mêmes notre futur.
Quelques titres échangés à la hausse et la consommation s’accélère, parfois jusqu’à la surconsommation (débridage des crédits) voire à l’euphorie : quelques titres échangés à la baisse et l’on fait croire aux Français que tout va mal, la déprime s’installe, avec elle la sous-consommation jusqu'à créer du chômage.
C’est parce que la dernière crise a de nouveau confirmé l’inadaptation du système de cotation que j’ai décidé de mettre en ligne une vision NON OFFICIELLE des variations boursières quotidiennes.
Le site « Agence de cotations Information, Socialement Responsable » propose
Une lecture différente de la variation des cours de bourse afin d’apporter une plus grande sérénité aux investisseurs.
Pour rappel, ce site n’est pas un site officiel tant dans sa constitution que dans sa démarche.
Les variations de cotations proposées ne sont en AUCUN CAS des variations de cotations officielles. Elles ne sont la résultante que d’une réflexion personnelle sur une réalité « non officialisée ».
De ce fait, la responsabilité du créateur ne saurait, en aucun cas, être mise en cause à quelque niveau que se soit et notamment juridique.
Derniers rappels :
- Le cours de bourse n’a d’importance que pour les « petits » porteurs qui ne suivent pas la masse pour passer leurs ordres boursiers ainsi que pour les investisseurs qui ont effectivement acheté ou vendu leurs titres.
- Les évaluations des FCP et SICAV sont fausses car irréalisables pour l’ensemble des porteurs de parts. Souvenez-vous du Loto, ce n’est pas parce que 0,1% des Français ont gagné que l’on dit aux autres qu’ils ont tous gagnés.
- Les comparatifs de SICAV et FCP (tels qu’ils sont aujourd’hui) ne sont, bien souvent, que des outils de vente fallacieux.
Très bonne navigation sur le site Agence de cotation ISR.
Très cordialement.
Christian Piré

Revue de presse
Patrick Artus dans « Flash Economie Natixis » du 17 décembre 2009
Article intitulé : Pourquoi l’économie de marché est menacée
« Mais on a observé depuis de nombreuses années que les prix de marché donnaient de mauvais signaux. Parce que la cotation en temps continu d’actifs par essence illiquides ( ou destinés à être détenus normalement longtemps dans les portefeuilles), génère des anomalies massives de valorisation dues à la disparition périodique de la liquidité de marché ; des actifs faits pour être conservés dans les portefeuilles à long terme ne devraient pas pouvoir être cotés en temps continu (il faudrait imaginer d’autres modes de formation des prix affichés) en raison normalement, du faible nombre d’échanges pour ces actifs . Parce que des intervenants des marchés prennent des positions spéculatives qui ne sont pas liées aux fondamentaux et qui déstabilisent les prix de marché (émergents, matières premières…) ce qui est lié à la fois aux conditions macroéconomiques (excès de liquidité) et réglementaires (insuffisance des exigences de fonds propres sur les positions purement spéculatives…) Pour que l’économie de marché fonctionne, il faut que les prix de marché donnent une information fiable. Ceci n’est plus le cas, avec l’énorme variabilité des prix de marché.»
Commentaire : J’ai choisi de reprendre un extrait d’un ancien article d’une personne connue et reconnue pour mettre en exergue le fait que, malgré la crise et ses enseignements, rien n’a changé. Le 10 avril, on a encore pu afficher une baisse boursière de 3,08% (ce qui est délirant) sans que personne ne remette en cause cette dernière. Bien au contraire, les commentateurs ont de nouveau sorti de leur panoplie les « mêmes explications toutes faites » pour en faire la une de leurs journaux. Pour rappel, cette baisse corrigée de l’effet volume ressortait à -0,0251%.. Hier, le marché reprend 0,62%. Quelle différence en un jour a bien pu justifier un écart de - 3,08% à 0,62% ? 0,62% qui corrigé des volumes devient 0,0051%.
Amid Faljaoui, propos d'André Orléan, chercheur au CNRS et membre du conseil scientifique de l'AMF, dans « www.trends.be » du 26 janvier 2012
Article intitulé : Et si les marchés financiers avaient tort ?
« Dire que les marchés financiers ont tort, c’est dire que, contrairement à ce qu’on écrit et dit depuis 30 ou 40 ans, les marchés financiers ne sont pas efficients. En entendant cela, certains professeurs de finance risquent d’avaler de travers leur petit déjeuner. Pourtant, c’est ce qu’ose dire et surtout démontrer André Orléan, directeur de recherche au CNRS en France. Il vient de publier un livre, L’Empire de la valeur, qui affirme en gros que nos gouvernants politiques ont faux sur toute la ligne en accordant trop d’importance à la finance. Pour lui, la solution de la crise de la dette passe d’abord par la «définanciarisation» de nos économies. La thèse de cet économiste tient en une phrase : les prix sur lesquels reposent les marchés financiers sont tronqués, pour ne pas dire totalement faux ! Voilà pourquoi, nous dit André Orléan, les marchés financiers sont si volatils, donnent naissance à des bulles et déstabilisent l’économie réelle. Autrement dit, les prix fixés par les marchés financiers sont faux. Conclusion d’André Orléan : les marchés financiers sont inefficients, contrairement à tout ce qu’on nous répète depuis les années 1970. Reste à savoir par quoi les remplacer. Mais ça, c’est une autre histoire. »
Monsieur Claude BEBEAR, président d’honneur d’Axa, dans La Tribune du 25 août 2009 :
« Cela n’a aucun sens de comptabiliser dans l’instant une valeur de marché qui ne reflète pas la valeur des actifs. Cela accélère la formation de bulles ou la production de krachs sans donner une image fidèle des entreprises. Il faut aussi réglementer les agences de notation dont les notes ne sont pas suffisamment transparentes et lisibles. Cela frise parfois la malhonnêteté. »
Jean-Paul Fitoussi écrit dans « Le Figaro magazine » du 29 août 2009 :
À propos de la crise « On a consommé du capital. On se croyait riche, les marchés financiers nous disaient que les prix des actifs étaient très élevés alors que tel n’était pas le cas. Le fait que le système financier se soit mis à dysfonctionner n’est qu’un symptôme, ce n’est pas la cause de la crise. La cause profonde est la très grande croissance des inégalités que nous connaissons depuis un quart de siècle. »
Christèle Fradin dans « La Tribune » daté du 30 juillet 2010 en page 23 :
Article intitulé : Les régulateurs prônent davantage de transparence sur les marchés.
" Les banques ont lancé leur propre moteur de confrontation des ordres, en dehors de tout statut prévu par la directive. Cela parfois en toute transparence des intérêts à l'achat et à la vente, mais parfois en toute opacité. MIF a prévu des obligations en matière de transparence pour compenser les effets de cette concurrence nouvelle. La directive a aussi prévu des exemptions, notamment pour éviter à des gérants institutionnels d'avoir à subir un impact de marché provoqué par un ordre important. Mais elles sont aussi utilisées pour de petits ordres ! »
François Vidal dans « Enjeux Les Echos » du 5 juin 2010 en page 17 :
Article intitulé : La bourse, le pire des systèmes à l’exception de …
« Entre les performances réelles d’une société et son cours de Bourse, le fossé se creuse. Au point que l’on s’interroge sur l’utilité d’une cotation. Une chose est sûre, ces variations d’une amplitude sans précédent n’ont rien à voir avec les fondamentaux des actions. C’est une manifestation supplémentaire du caractère de plus en plus virtuel de la finance, en général, et de la Bourse, en particulier. Cette décorrélation de la Bourse et de l’économie réelle résulte principalement de l’émergence de trois facteurs : L’explosion des marchés dérivés, les « program trading » qui définissent une stratégie d’investissement exécutée ensuite par un automate, la multiplication des plateformes alternatives»
Georges Soros dans « Enjeux Les Echos » janvier 2010 page 24 :
« On ne peut pas redémarrer un système qui a calé ; nous devons inventer un système de régulation qui n’a jamais existé. A l’heure actuelle, le système financier de chaque pays est soutenu et encouragé par son propre gouvernement. Mais les gouvernements se concentrent surtout sur leur propre économie. Ce qui donne lieu à des politiques que l’on pourrait qualifier de protectionnisme financier ; un protectionnisme financier qui perturbe et qui peut même détruire les marchés financiers mondiaux. »